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Dernière mise à jour : 2017-11-21
 Les vendanges 2017 au fil des jours... Français   English   


fleurs_280_px.jpgNous nous retrouvons comme tous les ans pour un récit au jour le jour de nos vendanges. A ce sujet je rappelle que nous sommes dans l’action, avec ses moments d’excitation, de stress de doutes parfois. N’attendez donc pas de grandes analyses à ce stade, cela viendra plus tard !

Cette période est cruciale pour nous. C’est maintenant que sont figées les grandes lignes des vins du nouveau millésime, surtout en ce qui concerne les équilibres points primordiaux à mes yeux pour réussir de beaux vins.

Un rapide retour sur les conditions météorologiques ayant précédé ce millésime : L’automne et l’hiver ont été secs et les giboulées de mars n’ont pas permis de récupérer ce déficit en eau. Le nombre de jours de gel a été particulièrement élevé avec des températures parfois inférieures à -10°C sur un nombre très élevé de journées de janvier. La 3eme semaine du mois de mars a été inhabituellement chaudes et a entraîné un rapide gonflement des bourgeons. Une brutale chute des températures a ensuite stoppé tout développement des bourgeons qui ont ainsi constitué des « proies » faciles pour la boarmie, une chenille qui a causé de grosses pertes en dévorant les bourgeons dont la croissante avait été arrêtée. Le retour de températures plus clémentes a permis une rapide pousse des rameaux dont une partie très sensible aux coups de vent a été malheureusement été perdue. Si nous avons peu souffert du gel et pas du tout (à ce jour !) de la grêle, le potentiel de la récolte a malgré tout été impacté par ces difficultés. Heureusement que la floraison très précoce s’est globalement déroulée dans de bonnes conditions. Par la suite l’été a démarré avec des températures clémentes au début puis plus caniculaires lors de quelques journées. Les rares précipitations nous ont fait craindre l’apparition de symptômes de sécheresse heureusement pas trop développés. L’ensemble de ces conditions conduisent à un millésime précoce, certainement faible en quantité mais prometteur en qualité.

IRIS_280_PX.jpgJeudi 7 septembre 2017

Le vignoble vendange dans certains endroits très précoces ou ayant été impactés par le gel et/ou la grêle depuis 2 semaine. Sur nos terroirs, les contrôles de maturité effectués ces derniers jours nous ont montré de belles maturités techniques, mais les baies goûtées ne paraissaient pas mûres d’un point de vue phénolique (fin du cycle de reproduction de la vigne). Nous avons donc décidé de patienter, d’autant que les prévisions météo n’annonçaient rien d’alarmant.

Les températures sont clémentes et le soleil n’est jamais très loin. Nous démarrons donc cette première journée de vendanges avec quelques parcelles destinées à l’élaboration de Crémant d’Alsace. Pour ces vins il est nécessaire d’avoir un raisin rigoureusement sain et c’est le cas ! Notre parti pris est de partir d’un raisin bien mûr. Un raisin mûr présente en effet de belles acidités tartriques (acide noble du raisin) et permet, après fractionnement des moûts au pressoir, de travailler les Cuvées sans risquer de devoir combattre des acidités malique (acide de la pomme) déplaisantes.

Vendredi 8 septembre 2017

Journée dédiée au cépage Auxerrois. L’origine de l’Auxerrois est assez mystérieuse. Les premières citations de ce cépage apparaissent après 1914 dans les travaux de WANNER, Directeur de la Station de Viticulture de Laquenexy, près de Metz. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre son nom, l’Auxerrois serait donc originaire de Lorraine et non de Bourgogne. On l’appelle d’ailleurs aussi Auxerrois de Laquenexy. Bien qu’appelé Pinot Auxerrois par certains, l’Auxerrois n’a rien à voir avec la famille des Pinot ! Enfin, pour rajouter dans la complexité, le Malbec, qui est un cépage noir, est appelé Auxerrois à Cahors ! Développé par la Station de Recherches Viticoles et Oenologiques de Colmar après 1950, l’Auxerrois a vu ses surfaces exploser, passant de 300 ha environ en 1958 à près de 2000 ha en 2000. Bien que largement présent dans le vignoble alsacien, ce cépage apparaît rarement sur les étiquettes des vins d’Alsace. Il est en effet souvent assemblé au Pinot Blanc et vendu sous cette appellation. On l’intègre aussi volontiers au Crémant d’Alsace auquel il apporte beaucoup de fruité.

L’Auxerrois se caractérise par des grappes de raisin assez compactes de taille petite à moyenne. Les baies sont sphériques, de couleur doré terne, leur peau est fine et la pulpe molle. Ce cépage, de vigueur moyenne et de bonne précocité, est bien adapté aux vignobles septentrionaux et aux terroirs calcaires.

Il permet de produire des vins fruités, à bonne teneur en alcool et de faible acidité. Un vin issu à 100% de l’Auxerrois se reconnaît par son caractère épicé et doux. Il accompagne avec bonheur les charcuteries, les viandes blanches, les quiches… C’est un vin de buffet par excellence.

Les parcelles que nous récoltons aujourd’hui en priorité sont celles en bordure de forêts avant qu’elles ne soient dévorées par le gibier et les oiseaux.

Au pressoir je suis très agréablement surpris par la délicate fraîcheur des premiers moûts.

Lundi 11 septembre 2017


Le weekend a été agréable et assez sec. Cette journée est pleine de contrastes : fraiche le matin puis plus douce, calme mais aussi venteuse par moments, ensoleillée mais avec de courtes averses. Une journée d’automne marquée par ce ciel si pur par moments.
Nous avons marginalement renforcé l’équipe. Pour le moment nous privilégions la mobilité et l’agilité compte tenu des parcelles assez petites à récolter.
Nous passons la journée dans les Auxerrois et Pinot Blanc. Les maturités sont belles, l’état sanitaire excellent. RAS et c’est bien comme cela.

Mardi 12 septembre 2016

Une courte averse en début de journée nous rappelle que nous sommes en automne. Le reste de la journée est lumineux et aéré sans qu’il ne fasse trop chaud. Les prévisions pour les jours suivants sont plus incertaines avec des risques de pluies assez fortes annoncées pour jeudi.
Compte tenu de l’état avancé de maturité des Pinot Gris, nous décidons de leur consacrer la journée. Il est en effet hors de question de les laisser prendre l’eau en seconde partie de semaine. Nous rentrons environs 70% de l’appellation Alsace en Pinot Gris. Ils sont sains et mûrs sans tomber dans la surmaturité. Un état parfait pour des vins équilibré gardant de la fraîcheur. Compte tenu de leur belle maturité, nous adoptons des réglages de pressurages longs et doux pour favoriser l’expression aromatique et évitant l’extraction du potassium responsable de la chute d’acidité.

Mercredi 13 septembre 2017

La nuit a été venteuse. Il fait doux. Le Nord-Est est sous la tempête et la pluie. A Ribeauvillé, s’il y a effectivement beaucoup de vent en début de journée, nous sommes préservés des déchainements de la nature. Les Vosges jouent pleinement leur rôle de parapluie. De grosses pluies sont confirmées pour jeudi.
Crânement nous décidons de sortir. Nous subtilisons aux effets du mauvais temps nos Muscat et Pinot Noir en appellation Alsace. Les Muscat sont mûrs comme rarement ils le sont. Ils sont croquants. L’acidité est délicate sans être invasive. Un beau potentiel. Nous allons les érafler et les mettre en macération pelliculaire pendant quelques heures afin d’extraire un maximum d’arômes des pellicules des baies de raisins. Le pressurage doux et long suivra ensuite. Quant au Pinot Noir, nous sommes en présence de raisins en état sanitaire parfait avec la maturité nécessaire à la vinification d’un beau fin rouge, sur le fruit, en évitant toute déviation alcooleuse.

Vendredi 15 septembre 2017


La vague de pluie annoncée pour hier est effectivement passée, mais elle a été grandement atténuée par les Vosges qui nous protègent décidément très bien sur Ribeauvillé. Un tour de vignes réalisé le soir nous montre que les sols ont bien séché. Nous décidons donc de sortir en ce vendredi.
Les températures sont agréables, surtout lorsque le soleil se décide à sortir. Nous passons entre les gouttes.
Cela nous permet de récolter tous les Sylvaner en appellation Alsace. Les raisins ont le niveau de maturité requis. Ils se gouttent très bien sur du croquant et du fruit. Un bon point de départ pour des vins de soif, d’occasions simples et conviviales.
En cette fin de semaine, c’est la satisfaction qui règne. Malgré des conditions météorologiques parfois scabreuses, nous avons réussi à bien progresser dans notre programme en rentrant ce qui était mûr au bon moment et en préservant le beau potentiel des raisins.
La fin de semaine s’annonce à nouveau compliquée du côté du ciel…

Lundi 18 septembre 2017

La fin de semaine a été particulièrement chahutée avec 15 à 17 mm de précipitations. Un orage de grêle a éclaté hier en fin d’après-midi. Heureusement sur Ribeauvillé la grêle était mêlée à de fortes pluies ce qui a rendu son impact moins dommageable. Tout ceci nous motive simplement à ne plus tergiverser et à utiliser chaque créneau météorologique correct pour avancer. Les peaux des Pinot sont devenues fragiles, certains Pinot Gris commencent à montrer des signes de lassitude…
Sur la base des comparaisons des prévisions de 3 modèles météo et compte tenu de leurs divergences nous prenons le risque de sortir en faisant le pari que s’il devait pleuvoir cela ne serait que de faibles averses. Ce fut le cas : une légère averse sans gravité en milieu de journée a ponctué une assez belle journée finalement.
Nous sortons à 10h afin de laisser ressuyer les sols et sécher les raisins. La préservation des sols et de leur vie microbiologique est un souci constant. Seuls des sols vivants sont en effet capables de restituer à la vigne les informations du lieu constituant une partie de ce que nous englobons dans le terme « terroir ».
Nous démarrons dans une parcelle de Pinot Gris pour continuer sur les Pinot Blanc et Auxerrois du Cru Ribeauvillé. Le projet collectif au sein du Syndicat Viticole de Ribeauvillé est d’élaborer des vins d’esprit sec présentant la fraîcheur et la structure caractéristique des vins de Ribeauvillé. Les parcelles choisies sont situées dans le Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé pour les Pinot Blanc et au Nord du Grand Cru Osterberg pour les Auxerrois. Au pressoir le message du lieu est déjà clairement en place dans les moûts qui présentent cette fine acidité support des arômes, et garante de beaux accords mets-vins mais aussi de longs potentiels de garde. Enfin, la fin de journée nous permet d’aborder une première parcelle du Trottacker.

Mardi 19 septembre 2017

Les prévisions sont incertaines pour cette journée. Compte tenu de l’avancement des Pinot Gris nous ne voulons pas trop traîner. Nous décidons donc de sortir en sachant très bien que la pluie pourrait bien nous faire rentrer à la maison rapidement ! Finalement la journée est bien plus belle que prévu. Seule une averse en milieu de matinée sème le doute. Mais l’apparition du soleil dans l’après-midi nous conforte dans notre décision.
Nous en profitons pour rentrer la totalité de Trottacker. Ce lieu-dit situé au nord du Grand Cru Osterberg, orienté légèrement vers l’est, présente des sols profonds permettant une bonne alimentation en eau des vignes. En général, les Trottacker sont amples et riches mais jamais lourds grâce à la présence d’une structure acide qui s’apparente à celle que l’on trouve dans les Osterberg.
Vient ensuite le tour du Hagenau de Ribeauvillé. Sur cette petite colline marno-calcaire les quatre cépages présents sont arrivés à une belle maturité. Ils sont donc récoltés et pressés ensemble.

Mercredi 20 septembre 2017

Retour de conditions plus stables et sèches avec un début de remontée des températures.
Nous poursuivons notre idée de mettre les Pinot Gris aux peaux maintenant fines et fragiles à l’abri de nouvelles possibles précipitations.
La journée démarre donc dans le Grand Cru Kirchberg. Les raisins sont mesurés à un potentiel d’alcool de 13° ce qui, compte tenu du rendement des levures*, est largement suffisant pour élaborer un Grand Cru équilibré et sans lourdeur. Nous ne tenons en effet pas à monter de trop en alcool pour ne pas perdre en gourmandise et plaisir en bouche.
Nous continuons ensuite dans le Grand Cru Osterberg. Avec un potentiel de 13°7, il donnera un vin plus riche que le Kirchberg, mais n’oublions pas l’une des caractéristiques majeures de ce Grand Cru : sa capacité à structurer les vins sur une acidité très monodirectionnelle et longue. Ces vins supportent donc plus de richesse avant de tomber dans la lourdeur.
Le fin de journée est passée dans les bas de coteaux pour rentrer quelques Gewurztraminer en appellation Alsace.

*rendement des levures : les réfractomètres sont calibrés sur un rendement des levures de 16,83 g/l de sucre dans les raisins pour 1% d’alcool. Il se trouve que les levures sont bien plus efficaces dans la vie réelle et produisent plus d’alcool que prévu. Ainsi, un moût mesuré par exemple à 13% nous donnera un vin fini entre 13,6 et 14% selon les années. Nous devons donc tenir compte de cela lorsque nous projetons les équilibres des vins.

Jeudi 21 septembre 2017

Un anticyclone est venu se positionner au-dessus de l’Allemagne. Il fait beau, très frais en matinée et chaud en journée. Une petite brise venue de l’est est la bienvenue pour dessécher l’atmosphère et ainsi minimiser les risques d’altération des raisins dont les peaux ont été mises à l’épreuve ces derniers jours.
En appellation Alsace, nous continuons en Riesling et Gewurztraminer.
Au pressoir ce qui est marquant est le côté frais et fruité des arômes. Les structures en bouche sont très fines et délicates. Tout cela est très prometteur…

Vendredi 22 septembre 2017

L’anticyclone est stable. La journée est belle. Les températures atteignent 22 à 25°C. Des conditions parfaites pour vendanger.
Deux terroirs au programme du jour : Muehlforst et Rotenberg.
Le Muelfforst repose sur des calcaires du Muschelkalk. Nos Muehlforst sont des vins secs et fruités marqués par une acidité large qui mord dans les joues et avance horizontalement telle une plaque dans la bouche. A la prise de moût pour contrôler le degré d’alcool potentiel avant pressurage, on remarque clairement que les peaux sont maintenant fragiles signe d’une belle maturité des raisins.
Le Rotenberg doit son nom à ses sols rouges calcaires avec forte présence d’oxydes de fer qui lui donnent cette couleur rouge. Les vins sont en général riches et marqués par une acidité citronnée centrée sur la bouche. Cette structure convient très bien au Gewurtraminer, cépage ultra-majoritaire de ce cru. Pour cette cuvée nous adoptons un cycle de pressurage de 10h30 simulant une macération pelliculaire destinée à extraire les arômes des pellicules des raisins.
Les prévisions météo sont très bonnes pour la semaine qui arrive. Pour autant je ne pense pas que nous allons relâcher notre rythme. Ce qui sera mûr sera récolté afin de préserver cette délicate fraîcheur qui, associée au fruit et à la pureté aromatique, devrait permettre de sortir de belles réussites tout en équilibre…

Lundi 25 septembre 2017


Un point après deux semaines de vendanges.
La fin de semaine a été chaude et ensoleillée. Nous en profitons pour faire un tour de vigne afin de décider de la stratégie à suivre pour la semaine qui vient.
Sur le Grossberg les Pinot Noir sont magnifiques : état sanitaire parfait, quelques raisins passerillés, 13.5° d’alcool potentiel, pépins mûrs et jus rouges. Les maturités phénoliques et techniques sont au rendez-vous, nous pouvons songer à les rentrer.
Les Steinacker se présentent bien aussi. Quelques traces de botrytis sont à noter de manière classique pour ce terroir confronté à l’humidité matinale provenant de la plaine.
Le Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé est en bonne voie. Les millésimes chauds et secs imposent à ce Grand Cru des contraintes qui décalent l’arrivée de la maturité optimale. Nous aurons de quoi faire en attendant…De toute manière nous ne sommes que le 25 septembre. Rien ne presse.
Le Grand Cru Osterberg quant à lui nous démontre à nouveau que les millésimes chauds et secs lui vont bien. Nous attribuons ceci à la présence de dolomies permettant un relargage régulier en eau et permettant ainsi à la maturité d’avancer. La partie centrale en particulier est prête. La partie à la confluence avec le Kirchberg et le Geisberg est moins avancée. Elle attendra encore un peu.
Nous allons maintenant confronter les prévisions météo pour la semaine à venir pour établir notre programme de travail. En tout état de cause il est hors de question de s’arrêter compte tenu de ce qui se présente actuellement.

Ce lundi devait être beau, ensoleillé et chaud et c’est sous la brume, dans l’humidité et la fraîcheur, que commence la journée. Heureusement que le soleil ne tarde pas à sortir pour nous gratifier d’une très belle journée d’automne.
Compte tenu du bel état du Grand Cru Osterberg, c’est dans les Riesling du cœur du Grand Cru que nous démarrons. Ces raisins sont très aromatiques, beaucoup plus aromatiques que les raisins en viticulture conventionnelle de nos voisins. Faut-il y voir un effet du bio ? Nous le pensons. Le fait de ne pas tanner les pellicules des raisins à l’aide de produits chimiques pénétrant pour les rendre insensibles aux attaques fongiques permet à ces dernières d’atteindre une maturité plus aboutie.
Sur notre lancée, nous rentrons ensuite les Pinot Noir du Grossberg. Ce lieu-dit adjacent au Grand Cru Kirchberg, à la géologie complexe combinant des entités marno-calcaires et cristallines et soumis aux brises fraîches nocturnes nous permet de rentrer des Pinot Noir mûrs et très sains de manière récurrente quel que soit le millésime. Cette parcelle est rapidement récoltée. Aucun tri n’est nécessaire, les raisins sont accessibles compte tenu du feuillage qui commence à tomber.
Ayant bien avancé dans les coteaux, nous terminons la journée dans des parties moins pentues de Ribeauvillé, le Steinacker et ses très vieilles parcelles de Riesling.

Enfin, ce soir, à l’heure où je vous écris au pied des pressoirs, je ne suis pas seul : une chauve-souris vient chasser les insectes volants au vendangeoir. Compte tenu des nuits douces, celles-ci sont encore bien actives. Elles ont simplement moins de conversation que les hirondelles dont nous favorisons la nidification dans nos bâtiments en leur ménageant des ouvertures pour circuler…

Mardi 26 septembre 2016

Encore une belle journée.
Nous la passons en totalité dans le Steinacker. Raisins mûrs avec quelques traces de botrytis sous sa forme noble. Pas de doute, le Steinacker sera à nouveau dans son expression caractéristique cette année : ouvert et expressif au nez et confortable en bouche…

Mercredi 27 septembre 2017


Il fait toujours beau et chaud sans tomber dans l’extrême canicule. Ces conditions sont amenées à durer quelques jours encore avant l’arrivée d’un front pluvieux qui risque d’être assez actif.
Nous terminons le Steinacker dans de bonnes conditions pour enchaîner ensuite dans le Hagel sur les gneiss du précambrien (seules roches cristallines de Ribeauvillé). A nouveau nous notons des pertes importantes liées aux dégâts de la faune entourant nos parcelles. Parallèlement nous terminons l’Osterberg dans les Riesling jouxtant le Geisberg et le Kirchberg. Ceux-ci sont moins riches que ceux de la partie centrale du Grand Cru. Enfin, le reste de la journée sera passé dans les parcelles de Gewurtraminer au-dessus de la Route des Vins.

A ce stade la suite est assez claire : rentrer les Grands Crus avant la pluie, puis observer une pause pour voir si le botrytis veut bien s’installer…

Jeudi 28 septembre 2017

Encore une très belle journée de fin d’été avec des température frisant les 30°C.
Nous décidons de rentrer le Grand Cru Osterberg. La bonne capacité du Grand Cru Osterberg à gérer les millésimes chauds est à nouveau démontrée : quelle que soit la parcelle, sa position, son âge, son enracinement, toutes semblent bien alimentées en eau, ce qui se traduit par une maturité très homogène entre toutes les parcelles. En fin de journée, nous profitons du temps qui nous reste, pour aborder le Grand Cru Kirchberg sur deux parcelles en périphérie.

Vendredi 29 septembre 2017


La nuit a été douce et il fait toujours beau et même très chaud dans l’après-midi.
Nous retournons dans le Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé et ses Riesling situés dans le haut et la pente du coteau. Contrairement à Osterberg qui, grâce à la présence de dolomie qui stocke l’eau et la relargue progressivement, les diverses parcelles du Kirchberg réagissent différemment à ces conditions sèches comme le montrent les maturités relevées aux divers endroits. Ce sont les plus anciennes parcelles qui sont les plus mûres et frisent même les niveaux requis pour les vendanges tardives.

Avec cette journée se termine la récolte des raisins destinés à la vinification des vins classiques. Nous avons laissé des parcelles de Gewurztraminer et Pinot Gris en vue de produire d’éventuelles Vendanges Tardives ou Sélections de Grains Nobles. A partir de maintenant la destinée de ces parcelles est entièrement entre les main des conditions météorologiques. Seules des conditions météo favorables et très particulières pourront favoriser le développement de la pourriture noble (Botrytis Cinerea) nécessaire à l’élaboration de ces vins liquoreux.

Bravo et merci à notre agréable équipe de vendangeurs :



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