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Dernière mise à jour : 2014-07-25
 Viticulture BiologiqueNotre approche Français   English   

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Pourquoi le Bio ?

C’est en 2005 que nous avons décidé de passer en viticulture biologique sur l’ensemble de notre domaine et c’est depuis le millésime 2008, après les trois années légales de conversion, que nous somme en mesure de proposer une gamme de vins issus de l’Agriculture Biologique et certifiée par ECOCERT.

Cette décision s’est inscrite dans le prolongement d’une démarche amorcée en 2000, année où nous avions déjà fait le choix d’une production viticole intégrée (selon un cahier des charges dénommé TYFLO) respectueuse de l’environnement et de la santé humaine. Notre maison était ainsi certifiée depuis le millésime 2003.

Pourquoi ce choix ?

  • Dans notre quête de vins de qualité, dans notre recherche de l’expression la plus fine de nos terroirs, nous sommes persuadés qu’une viticulture respectueuse des équilibres entre le sol et la plante permet de produire des vins plus profonds, plus structurés, plus salins. Une vision d’ailleurs partagée par bon nombre de nos collègues figurant parmi l’élite des vignerons alsaciens.

  • Au cours des dernières décennies, la consommation de vin a subi de profonds bouleversements, en France comme partout dans le monde. Aujourd’hui, le vin n’est plus considéré comme une source calorique quotidienne par une population rurale travaillant durement à l’extérieur mais comme un produit de plaisir et de partage. Au-delà d’être un breuvage alcoolisé, nous le considérons comme un élément profond de notre culture et dans une certaine mesure de notre civilisation. C’est une nourriture de l’âme, un facteur de bien-être. Difficile dans cette approche de justifier une viticulture productiviste et fortement utilisatrice de produits phytosanitaires ! Le respect du produit, le respect de l’homme nous obligent à revenir aux fondamentaux de la viticulture et donc, au respect de la terre.

  • Parallèlement, les médias font de plus en plus état de résultats très alarmistes sur l’effet de  l’utilisation de pesticides en matière de santé humaine. Très forte consommatrice de produits phytosanitaires, la viticulture traditionnelle n’échappe pas à la règle. Le souci de préserver la santé des hommes qui travaillent la vigne et le respect du consommateur nous incitent à trouver des alternatives à l’utilisation massive de pesticides et d’herbicides.

  • Heron-gardeboeuf_10078_E_Sipp.jpgFous de nature (Etienne est passionné de photographie animalière à ses heures perdues et Martine, par sa formation d’ingénieur agronome, est consciente depuis longtemps des enjeux environnementaux), nous sommes attirés par les paysages vivants et divers. Certes la vigne reste une monoculture, mais par le retour à l’enherbement naturel, par le refus d’utiliser des pesticides et des herbicides, nous favorisons le retour à une certaine biodiversité. Insectes et oiseaux repeuplent progressivement les coteaux tandis qu’ils ont peu à peu délaissé la plaine d’Alsace. Par nos pratiques, il nous semble également fondamental de limiter au maximum notre impact sur la qualité des eaux de surface et souterraines.


Les grands principes de la viticulture Bio

Comme tous les produits biologiques, la viticulture Bio est soumise à la règlementation européenne (RCE 834/2007 et RCE 559/2208) commune à l’ensemble des Etats membres. Elle implique le respect d’un cahier des charges et des contrôles assurés par des organismes certificateurs agréés par l’Etat. D’un point de vue agronomique, la règle de base du vigneron bio est de « nourrir le sol pour nourrir la plante ». D’un point de vue éthique, il s’agit de travailler dans le respect de l’humain et de l’environnement.

Le travail du sol avant tout : L’utilisation des herbicides étant interdite en viticulture biologique, la première démarche du vigneron bio est de pratiquer un travail du sol 100% mécanique. C’est d’ailleurs dès l’année 1999 que nous avons adopté le labour et l’enherbement naturel des vignes. L’objectif du labour est d’aérer le sol, de permettre un développement équilibré de l’appareil racinaire, de faciliter l’activité biologique (développement des bactéries) du sol et le travail des vers de terre. Par la diversité de nos terroirs, la recherche du matériel adapté à chaque type de sol a constitué une étape importante de notre travail.

De l’herbe entre les rangs : L’enherbement de la vigne consiste à maintenir un couvert végétal naturel ou semé entre les rangs et autour de la parcelle. De façon à limiter les concurrences herbe-vigne, seul un rang sur deux est enherbé dans nos parcelles et ce rang est fauché régulièrement. Généralement, nous faisons le choix d’un enherbement naturel mais certaines années et dans certaines parcelles, afin de créer un écosystème plus favorable à la biodiversité et à la qualité de la terre nous semons un mélange de fleurs mellifères.

Une fertilisation contrôlée : En viticulture biologique, seuls les amendements organiques et certains engrais minéraux (calcaire naturel, oligo-éléments…) sont autorisés. Dans le respect du cahier des charges, et selon les besoins de chaque parcelle, nous utilisons aujourd’hui des composts biodynamisés et du guano.

chenille_1.jpgContre les ravageurs et les maladies : prévenir plutôt que guérir ! Les moyens de lutte curative étant très restreints en viticulture biologique, nous nous efforçons avant tout de maintenir la vigne dans un état satisfaisant à l’aide de mesures prophylactiques : notamment au moyen de la maîtrise de la vigueur des vignes et d’opérations destinées à favoriser la circulation de l’air dans la végétation (épamprage, palissage, effeuillage). Par ailleurs, tous les produits que nous utilisons sont strictement autorisés par le cahier des charges « Bio ». Il s’agit de produits de « contact » par opposition aux produits de synthèse utilisés en viticulture conventionnelle et qui pénètrent dans la sève de la plante. Nous en limitons au maximum les apports en fonction des risques encourus. Les principaux produits que nous utilisons se déclinent autour du cuivre (bouillie bordelaise contre le mildiou) et du soufre (contre l’oïdium) et nous développons l’usage de poudrages à base de plantes telles que la prêle ou l’ortie. Contre les vers de la grappe, nous pratiquons, depuis plusieurs années déjà, à l’échelle de la commune de Ribeauvillé, la pratique de la confusion sexuelle. Le principe de cette méthode consiste à saturer artificiellement l’atmosphère du vignoble en phéromones (substances chimiques naturellement émises par les insectes femelles pour attirer les mâles) et donc à empêcher tout accouplement et de ce fait toute ponte.

Toutes ces pratiques conduisent à un bel équilibre sol-plante dans nos vignes. Sur les dernières années, l’état sanitaire des raisins que nous avons récoltés s’est avéré excellent et il semblerait aussi que les fruits soient plus résistants aux fortes variations climatiques dont nous sommes de plus en plus tributaires.

Et le vin ?

Aujourd’hui, sur le plan réglementaire, le terme « Vin Bio » n’a pas encore d’’existence légale. Un cahier des charges est toutefois en cours de discussion à l’échelle européenne et devrait voir le jour au courant de l’année 2010. S’il apparaît que nos pratiques actuelles de vinification sont en ligne avec les règles qui risquent d’être édictées dans les prochains mois, nous n’excluons pas de poursuivre notre réflexion et nos pratiques dans la voie de vins les plus naturels possible.

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Accueil separator.jpg Recherche separator.jpg Contact separator.jpg Une réalisation de Soluxa separator.jpg Crédit photos : Etienne Sipp
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